-Panne de décence-

J'suis tombé en panne de décence,c'est pas ma faute, on a dû m'pousser dans mon enfance
Mais j'ai passé l'âge de la timidité la rage dans l'outrage, c'est ça maintenant ma tasse de thé
J 'suis tombé en panne de décence j'ai déjanté, y'a un truc qui c'est déréglé dans mes sens
Ça s'traduit par tellement d'infamie je ne suis plus fréquentable, je n'sais même plus m'tenir à table
Alors je fuis les aristos, les intellos je me méfie des paranos, des mégalos
Il me suffit de me parler àmoi-même pour m'apercevoir que vraiment j'ai pas ma place dans l'monde moderne.

J'suis tombé en panne de décence rien à voir avec une crise d'adolescence
Me d'mandez pas pourquoi je suis comme ça c'est sûrement un truc hormonal ou bien une maladie mentale
J'suis tombé en panne de décence en caïd de l'arrogance, j'ai une manufacture d'offenses
J'peux jamais maîtriser ma langue elle vocifère,elle vilipende, elle méprise ou elle harangue
Alors je fuis les aristos, les intellos je me méfie des paranos, des mégalos
Il me suffit de me parler a moi-même pour m'apercevoir que vraiment j'ai pas ma place dans l'monde moderne.

J'suis tombé en panne de décence dès je parle à quelqu'un, aussitôt j' franchis la ligne blanche
Ça crée des désagréments dans mes relations on ne cesse pourtant pas de m'dire de faire attention
j'suis tombé en panne de décence ça aurait pu être pire, j'sais pas moi, Président de la France
Mais il m'aurait fallu tellement de défauts moi j'garde le mien, c'est bien comme ça, et tanpis pour les têtes de veau.

-L’amour enfoui -

J’avais prévu lui offrir des fleurs avec des mots qui feraient chavirer son cœur
Suspendre son temps à mes lèvres avec des poèmes de Baudelaire
Elle boirait mes paroles mouillées de désirs adultères
J
e lui dirais que ses cheveux longs et ambre sont les flammes qui brûlent au fond de mon corps
Que son visage d’ange a vrillé mon Etre et sûrement elle adorerait ça.

Mais je lui dis qu’il fait un peu froid que l’essence a beaucoup augmenté ces derniers mois
Que la gauche ou la droite finalement c’est pareil et elle, et elle s ’en fout...

Afin de provoquer le moment propice celui qui présage de tous les délices
Je l’avais invitée dans un endroit romantique aboire du thé près de la cheminée qui crépite
J’imaginais ses seins sous sa robe à fleurs et plongeais dans ses yeux d’où jaillit du bonheur
Tout était réuni, même mes plus beaux habits elle n’avait plus qu’à tomber dans mes bras.

Mais je lui dis que je n’ai pas bien dormi qu’ma bagnole est en panne et que j’suis fauché comme les blés
Puis que finalement le thé ça vaut quand même pas une bonne bière et elle, et elle s’en fout...

J’avais rêvé de moments précieux quand mon aura rayonne devant ses jolis yeux
Eblouis de volupté et de douceur indicible et bercés par des volutes mauves et orangées
Nos corps frémissant se rapprochent et s’enlacent sous une pluie d’étoiles qui scintillent sur nos âmes
Et l’ouragan du plaisir ala fin nous dépose alanguis sur le sofa elle et moi.

Mais je lui dis qu’il est presque huit heures que peut-être on pourrait aller dîner quelque part
Si ça ne l’ennuie pas bien sûr, si c’est pas trop tard et elle, et elle, et elle
Elle me dit que c’était très sympa et qu’on se reverra si je viens dans le quartier parfois
Et puis qu’elle est en retard et qu’il faut vraiment qu’elle s’en aille et elle, et elle s’enfuit...

-Herbert l'allumette-

Parti de rien, il n’est arrivé nulle part faute à pas d’chance , toujours un wagon d’retard
Le jeune Herbert est en souffrance dans c’monde y’a vraiment pas de tolérance
Ben oui d’accord il n’est pas beau dame nature l’a doté d’un minuscule cerveau
En plus de ça, l’est alcoolique c’est le côté mélodramatique

Il n’arrive pas avec les filles atenir une conversation, elles le prennent toutes pour une bille
C’qu’est pas faux faut s’faire une raison

A force de croire ce que les autres disent de lui il broie du noir et il ne sort même plus de son lit
Le pauvre Herbert est solitaire y’a même des jours où il pense à s’foutre en l’air
Il a pourtant un talent caché mais il est l’seul à le savoir
Il a du mal à s’exprimer faut gratter pour s’en apercevoir :


Il fait des châteaux d’dix mètres de haut Avec des milliers d’allumettes
C’est un artiste, le pro des pros Le meilleur sur la planète
La tour Eiffel grandeur nature L’arc de triomphe, la tour de Pise
Une collection de voitures Et les avions, là, ça défrise
Un parc d’attractions lumineux La cathédrale de Lisieux
Une montgolfière et sa nacelle Un zoo, des tractopelles
La statue d’la liberté Les pyramides, le mausolée
Le Titanic, des bateaux-mouches Et même toute sa cabine de douche
Des hélicoptères peints en vert Des fourchettes et des théières
Herbert c’est sûr, c’est le plus fort Mais ses contemporains l’ignorent
Quand sonnera sa dernière heure Saint Pierre aura une grosse frayeur
Il s’pointera pas au paradis Sans emporter tout son fourbis
Des insectes plus vrais que nature Même qu’il reproduit des peintures
Si tu voyais sa Joconde Léonard a applaudit d’sa tombe
Il n’a besoin que d’ses dix doigts Et de ces tout petits bouts d’bois
Pour faire une montagne de beauté Et oublier sa médiocrité


-Melle Noir-

Mademoiselle Noir a la peau blanche elle resplendit dans son miroir
Quand elle n’est pas sur les planches elle vit dans son manoir
Avec ses mains sur ses hanches la lingerie fine plein les armoires
Mademoiselle Noir pour vous je flanche je vous rejoindrai tous les soirs

Et quand le soir boute le jour qui calanche Mademoiselle Noir quitte sa robe blanche
Et elle invite à venir voir son corps qui se déhanche c’est l’abreuvoir du bonheur qui s’épanche
Mademoiselle Noir est telle une avalanche de douceurs et de pouvoir sur les âmes étanches

Mademoiselle Noir quand elle se penche c’est de la soie qu’on peut apercevoir
Moi qui suis planqué dans les branches je ne la quitte pas du regard
J’vais p’t’être devenir une pauv’ planche à force de m’faire de faux espoirs
Mademoiselle Noir pour vous je flanche voulez-vous m’accepter dans votre histoire

Mademoiselle Noir cache dans sa manche une fine lame de rasoir
Pour ses amants du Dimanche qui oseraient la décevoir
Est-ce que je dois tenter ma chance ou ne plus jamais la revoir
Encore reculer l’échéance ou jusqu’à la lie le calice boire

Et quand le soir boute le jour qui calanche Mademoiselle Noir quitte sa robe blanche
Elle m’invite à venir voir son corps qui se déhanche c ’est l’abreuvoir du bonheur qui s’épanche
Mademoiselle Noir est telle une avalanche de douceurs et de pouvoir sur mon âme étanche

 

Sorti seul un soir dans les bas-fonds du quartier
J
je m’suis trouvé un bouge histoire de boire un p’tit coup d’rouge
Pas un pékin dans l’troquet, mis à part un tabouret
Sur lequel était posée une vieille rombière ankylosée
Elle n'a pas l’air en état d’philosopher la rombière
Et elle s’approche de moi pour m’dire qu’elle pourrait être ma mère
Mais ma mère elle ressemble pas à çà, et puis j’l’ai pas vue depuis six mois
J ’vais r’prendre une ou deux bières, ça va anesthésier mes nerfs.

Après deux ou trois verres, la v’là qui r’passe à l’attaque
En levant tous les mystères de sa vie dans ce genre de cloaque
Elle est vraiment une erreur, un attentat à la pudeur
Après c’dernier whisky, je crois que j’vais r’trouver mon lit
Mais qu’est-ce qu’elle a à m’mater comme ça la rombière
Sa compagnie j’en veux pas, j’apprécie pas ses manières
Son rouge à lèvres et ses bas, non vraiment elle exagère
A moi on m’la fait pas, j’suis ni vicieux ni pervers
Bon allez juste une poire pour endormir les cauchemars
La vie est bien plus belle après une petite mirabelle
Et voilà-t’y pas qu’ma rombière se r’trouve pendue à mon cou
Je ne sais pas par quel mystère on s’est r’trouvé saouls et sans dessous
Mais qu’est-ce qui m’a pris d’l’avoir ramenée dans mon taudis
Je n’peux plus m’faire la belle, et l’autre qu’attend sa lune de miel
Je suis vraiment l’dernier des caves, j’vais finir classé en épave
Bon pour oublier ça, j’vais chercher deux litres de vodka, allez !

Ca clinque de partout, quand on la touche, c’est tout mou
C’est vraiment pas l’paradis, mais ça ira pour un mardi
Allez viens par là la rombière, d’toutes façons j’ai rien d’autre à faire
Au diable les varices ce soir je desserre mes vices

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-Funky Monster-

Funky Monster, C’est une grosse bête qui n’fait même pas peur
Funky Monster, Si sensible, quand elle est contente, elle pleure
Funky Monster, La grosse bête qui n’fait même pas peur
Funky Monster !

C’est un monstre qui a du poil au cou
L’est pas bien gros, il semble un peu mou
Mais attention, pourtant méfiez-vous
Il est impressionnant quand il se met debout

Ce monstre-là est un peu voyou
Il fricote avec des cons d’partout
(Zé) Mesdemoiselles, si vous le voyez chez vous
Prenez bien garde, et planquez vos deux sous

Quand il s’ennuie, il devient jaloux
Des autres monstres qu’ont des tas d’rendez-vous
Il se raidit, paniqué, comme fou
Rien ne le calme, il défie les tabous

Il fait parfois dans la médiocrité
Quand, bourré, il n’trouve pas la porte d’entrée
Il va s’coucher, s’blottir au creux d’la couette
Penaud et tout sec, ce soir pas d’galipettes

Et tous les samedis il retrouve ses amis
Y’en a même un qui s’appelle Freddy
Mais non ! mais si Freddy !
C’est son mentor, c’mec là il l’adore
Mais quand il sort, il lui fait beaucoup de tort

 

-Emi Amor-

Emi a du flair Qu’est-ce qu’elle vient faire dans mon hémisphère
Emi c’est l’enfer elle est misanthrope jusque dans ma chair
Elle m’a mis au gin, Emi m’hallucine Emi me tord, viol, amant
Elle m’a fait un signe, Emi s’enracine, Emi me mord en-dedans.

A Emi je suis offert avec elle je suis aux fers
Emi, ses affaires, elle les règle au poker
Elle m’a fait indigne, Emi me calcine Emi me sort de mes gants
Elle est mon énigme, Emi m’endoctrine, Emi s’endort dans mon sang....

-La"rombière-

 

 

 

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